Balade en Lozère...mai 2009

Publié le par FLM


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Vendredi 15 mai 

Départ destination Clermont-Ferrand à l’invitation de nos amis auvergnats...

A midi, arrêt dans le pays d’Alain-Fournier : Epineuil-le-Fleuriel dans le sud du Berry. Pique-nique sur une table réservée à cet usage près de l’église mais il faut être convaincu pour braver les éléments......  nous sommes parés  (parapluie , chapeau,  manteaux et la cape de pluie sert de nappe)
Une fois réconfortés, nous cherchons un café et aïe aïe ce n’est pas facile  même dans le département d’à côté à Vallon en Sully ... où le café des Sports n’affiche en vitrine derrière une porte fermée qu’une tricoteuse garantie «locale»... Un peu plus loin, au bord du Cher, une gargote est enfin ouverte.  A 14 h, bref passage  à l’office du tourisme où l’on projette un petit film sur le Grand Meaulnes et visite de l’école primaire dont le père d’Alain-Fournier était directeur. Elle est reconstituée telle qu’à la fin du 19° siècle et il s’en dégage un charme certain : le préau (bas de poutres), les deux salles de classe, la cuisine et les salles d’habitation de la famille du petit Henri Fournier (qui prit plus tard comme pseudonyme le prénom et le nom de son père), le grenier et les souvenirs du soldat et de ses camarades tous tués le 22 septembre 1914.

Puis nous reprenons la route vers Clermont et Ceyrat où nous sommes chaleureusement accueillis par Josette et André.

Samedi 16  mai :

Départ vers la Lozère. Josette a bien fait les choses et les paniers sont pleins de provisions. «Vous verrez», nous dit-elle, «on ne pourra pas aller s’approvisionner là-bas». Ma foi elle disait vrai !   Une petite halte sur l’aire du viaduc de Garabit à la jolie teinte rosée

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 et, à partir de la «sortie 39», route sinueuse  le long de la vallée du Lot,  escalade d’un premier causse, redescente vers le Tarn, Florac et son Tarnon, escalade finale du Causse Méjean et petite route s’amenuisant jusqu’au hameau du Tomple. C’est là que Vincent et Virginie ont choisi de s’installer avec leurs enfants Léon et Noélie.   Vincent a retapé une ruine puis une autre et continue encore. Le résultat est là : le gîte est confortable, leur maison aussi. Bien sûr il faut aimer la solitude et le risque d’être coupé de tout certains jours en hiver. 

Apéritif au champagne avec eux et pique-nique sur la terrasse.

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Dans l’après-midi marche le long de la crête qui domine Florac (et la question qui nous taraude : mais où est le collège ?) Nous sommes à 1081 mètres d’altitude, l’à-pic et le site de Rochefort avec ses énormes roches sont superbes et nous allons jusqu’au hameau abandonné de la Bastide.

Retour, petite tasse de thé et voici le troupeau de moutons qui passe devant nous toutes cloches sonnantes. Pas besoin que le berger aille les chercher : ils rentrent tout seuls en fin d’après-midi !

N'hésitez pas à regarder ce film pris sur le vif qui montre qu'un rien, pour peu qu'il soit inhabituel, suscite l'intérêt du groupe musardant au soleil...

 

 

 



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 Le soir, après le dîner, les auvergnats sont initiés au jeu des «échecs chinois», un grand classique des soirées briacines...


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Dimanche 17 mai :

C’est le jour J dit «de la grande randonnée». Nous partons avec provisions et bouteilles d’eau bien que le but soit précisément une ville d’eau : Quézac et sa source d’eau gazeuse !

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Montée au Single (1055 m) puis sentier dans la forêt, descente parfois rapide au-dessus du hameau de Biessette, contournement du Single avant de dominer Ispagnac et de descendre sur Quézac. Pique-nique puis nous rejoignons le pont en espérant trouver un café (une obsession ?). Mais Quézac en ce dimanche après-midi est parfaitement endormie, la rue principale est déserte, nous faisons le plein d’eau (non gazeuse) à la fontaine


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et puis, en faisant un détour par le hameau en ruines de Javillet, en avant pour la remontée vers notre gîte caussenard ! 

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Lundi 18 mai :

Il faut ranger et partir. Quelques bancs de brume sur les hauteurs. Nous  quittons les lieux avec pour but  Florac et la quête des souvenirs de l’année 1956-1957 pendant laquelle Liliane vécut là avec sa mère et commença son parcours de tête de classe en 6° au collège de la ville.  La redescente est aussi raide que l’avait été la montée et nous arpentons la ville : la rue principale, le temple parpaillot, l’église catholique et tout le vieux quartier où elle peine à reconnaître «sa» maison,  la source du Pêcher, résurgence de l’eau infiltrée dans le causse,  le château et bien sûr le collège !! la grille va même  s’entrouvrir quelques instants pour nous permettre de mieux voir. 

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Mais Florac a pour certains d’autres atouts : c’est le pays des tripoux et pourquoi s’en priver ? «Vous m’en mettrez deux bocaux, j’appelle ça un médicament» déclare Maurice , faisant sourire l’artisan charcutier. 

En fin de matinée, nous prenons la route en sens inverse : Tarnon, Tarn, causse de Sauveterre et vallée du Lot. Arrêt pique-nique au bord de l’eau. 

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Un peu plus tard «Tiens, quel est ce viaduc au-dessus de nos têtes ? » lorsque nous rejoignons l’autoroute. Ah ! c’est dur d’avoir raison contre des entêtés, n’est-ce pas  (saint) Yves ? c’est  André qui leur fera entendre raison. Bon, n’en parlons plus !  

Retour à Ceyrat et le soir dîner avec Jean-Paul et Aliette avec lesquels nous voyagerons en octobre en Libye.

Merci Josette pour toute cette organisation !

Mardi 19 mai

Les «Parisiens» rejoignent la capitale après un arrêt déjeuner dans la forêt près de Lamotte-Beuvron avec pour dessert bien sûr une tarte Tatin !

Alors, à bientôt ?        

FLM

 

Publié dans Randonnées amicales

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